
« Le Temps d'Apprendre à Vivre... »
2004 Editions XO
« D'un simple déclic, par une simple intuition, Jean-Marie Périer a fixé le rêve pour toujours... » Patrick Modiano
C'est de cette « simple intuition » que Jean-Marie Périer nous parle aujourd'hui, en se replongeant dans ses souvenirs. Est-ce un concours de circonstances, ou ce qu'on appelle le destin, si l'occasion lui est donnée, par Daniel Filipacchi, de mettre sur papier glacé toute une joyeuse époque où le 45 tours et le transistor débarquent dans les chambres des adolescents, renvoyant d'un seul coup Gloria Lasso et Tino Rossi au rang des dinosaures !
Ses photos étaient drôles, ses amis insouciants, qui s'appelaient Jojo, Sylvie, Schmoll et ses Chaussettes noires, Cloclo, Dutronc ou Sheila, sans oublier les Beatles à cheveux courts et les Rolling Stones coiffés long... Certains événements ont fait date : ainsi la fameuse « Nuit de la Nation » du 22 juin 1963 qui fêtaient la première année de Salut les copains. On attendait, au mieux, 30 000 spectateurs, ils ont été 200 000 !... « Salut les voyous ! » a titré le lendemain Paris-Presse à la une...
Une mode ? Non, le début d'une époque dont il a été le généreux témoin et qui se perpétue puisque Johnny Hallyday, Sylvie Vartan et Eddy Mitchell remplissent encore des salles entières et que nos mémoires aiment à vagabonder dans ce passé toujours présent où le rock a pris le pas sur le tango.
Jean-Marie Périer, avec la gaieté tendre et désabusée qui sera toujours la sienne, nous fait revivre cette époque. Promenons-nous avec lui dans les années 60... En ce temps-là, la vie dansait !

« Enfant Gâté »
2001 Editions XO
Extrait :
Ma mère était une femme.
La plus belle de Paris, pour certains, pour moi, c'est bien simple, il n'y en avait pas d'autres. Elle avait sur son époque une incroyable avance, elle n'était pas libérée, elle était libre. Elle avait pris son envol l'année de mes six ans, nous quittant, mon père, mon frère, ma soeur et moi, pour la seule raison qui dirigerait toujours sa vie, pour l'amour d'un homme.
Inutile de la juger, son geste n'était dicté que par la morale qu'elle s'était inventée, ignorant les conventions d'alors, habitée par une désinvolture acquise dans son enfance tumultueuse, entre un père aussi beau que léger qui avait fait de l'inutilité de sa vie un chef-d'oeuvre d'élégance, et une mère absente qui avait eu l'indécence de mourir à quarante-cinq ans...

« Mes années 60 l'Intégrale »
2002 Editions Filipacchi
Réedition des 2 tomes des Années 60 réunis « l'Intégrale »
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